Day 18 / Direction le col Giradin, limite du Queyras. Grande question: les mouches, qui nous tiennent compagnie depuis l'entrée du parc, vont-elles rester avec nous ? On verra dans quelques heures: le temps de montée au col en passant par deux splendides lacs: les Pres Soubeyrand et Sainte-Anne.
Nous nous baignons en espérant que cela sera suffisant pour se débarrasser de nos amies. Comme on dit en math, c'était nécessaire mais pas suffisant. Au lac Saint-Anne(2415m), lolo a trouvé son maître es-baignade en eau froide.
A la sortie de l'eau, nous attaquons les 300 derniers mètres de montée sous une averse de grêle.
Le temps de prendre la photo et descente sur le refuge de Maljasset. On y trouve une petite épicerie italienne spécial randonneur. Encore 10 km de bitume pour Footlose, ça sera en voiture; dernier montée et arrivée enfin au refuge de Fouillouse avant l'averse. Nous plantons la tente sur le parking! Au fait, oui les mouches nous ont quitté en sortant du Queyras.
mardi 26 août 2008
Fly away !
Mic Mac à Ceillac
Day 17 / Le départ du lac est une descente rapide à travers les pins. Je joue au chamois et ne tarde pas à le regretter, mes vertèbres me le font bien comprendre. Nous arrivons rapidement à Fort Queyras, où l'accueil est agréable.

Nous quittons le fond de vallée pour nous élever rapidement, dans la transpiration et le ballet incessant des mouches. Je me sens proche des vaches que nous rencontrons régulièrement, et à qui j'ai appris à parler à l'aide de mon baton. La chaleur est forte, mais à 2000m son effet est largement atténuée. Les environs sont superbes. Nous quittons les bois pour retrouver des alpages tapissés de fleurs et de jeunes papillons intrépides.

La trace nous mène par le bout du pied toujours un peu plus loin. Là où nous pensions franchir le col du Fromage, tourne à la prolongation sans suspense: Ce sera long. Mais agréable...

Merci à l'équipe des jardiniers paysagistes des Alpes de Haute Provence.
Nous passons le col à 2386m et son joueur de cor des Alpes pour rejoindre Ceillac quelques centaines de mètres plus bas. Une douche chaude nous attend avec le spectacle en prime time des parapentes et du rapace qui glissent sur les courants chauds avant d'atterir avec le soleil couchant. Le ballet se déroule dans un silence ponctué par la colo des gosses randonneurs, nos courageux voisins.
Ce soir il fait chaud et ça nous permet de faire durer la soirée un peu plus tard qu'à l'accoutumée.
Avec une interrogation, ai-je déjà contracté le mal des montagnes ou une insolation ?

Nous quittons le fond de vallée pour nous élever rapidement, dans la transpiration et le ballet incessant des mouches. Je me sens proche des vaches que nous rencontrons régulièrement, et à qui j'ai appris à parler à l'aide de mon baton. La chaleur est forte, mais à 2000m son effet est largement atténuée. Les environs sont superbes. Nous quittons les bois pour retrouver des alpages tapissés de fleurs et de jeunes papillons intrépides.

La trace nous mène par le bout du pied toujours un peu plus loin. Là où nous pensions franchir le col du Fromage, tourne à la prolongation sans suspense: Ce sera long. Mais agréable...

Merci à l'équipe des jardiniers paysagistes des Alpes de Haute Provence.
Nous passons le col à 2386m et son joueur de cor des Alpes pour rejoindre Ceillac quelques centaines de mètres plus bas. Une douche chaude nous attend avec le spectacle en prime time des parapentes et du rapace qui glissent sur les courants chauds avant d'atterir avec le soleil couchant. Le ballet se déroule dans un silence ponctué par la colo des gosses randonneurs, nos courageux voisins.
Ce soir il fait chaud et ça nous permet de faire durer la soirée un peu plus tard qu'à l'accoutumée.
Avec une interrogation, ai-je déjà contracté le mal des montagnes ou une insolation ?
lundi 25 août 2008
Banana Split
Day 15 / Dimanche 27 Juillet. L'allumage des mécanismes prend du temps aujourd'hui. Les organismes ont déjà perdu leurs habitudes et notre sortie de l'agglomération briançonnaise est poussive. Il fait chaud de bon matin. On se fait doubler par des dizaines de voitures sur le gr (piste 4x4), on ne sait pas trop où les autochtones vont. Une chose est sûre, ils vont pas à la messe. On est au pays des sportifs selon l'Equipe. Après une pause café biscuits chocolat chez l'habitante, on
repart vers le col des Ayes.

La routine des cols qui s'enchainent: Photo, rasade d'eau fraîche, serrage de lacets, genouillère et hop, c'est reparti pour une grande dégringolade. Les paysages sont toujours aussi impressionants. Les couleurs de roches et la variété des végétaux nous rapproche à chaque pas un peu plus de notre destination maritime. C'est pas encore les cigales mais malgré tout, l'air se réchauffe invariablement malgré le ciel couvert. On déroule tranqullement vers Brunissard, le chemin devient route, ce qui implque de plus en plus de voitures... Mais aussi de spots d'escalde qui ont l'air alléchants, faudra repasser... Notre journée s'étire en longueur car on a dans l'idée de planter la tente du côté du mignon lac de Roue. Après cafouillage dans les derniers kilomètres, en perdant la trace du GR, nous retrouvons notre lac bucolique avec sa petite clairière qui n'attendait que nous!

Toilette à l'eau glacée, diner sur table et coucher de soleil sur la vallée et les cimes, on est sur une
autre planète. Bienvenue aux portes du Queyras!
repart vers le col des Ayes.

La routine des cols qui s'enchainent: Photo, rasade d'eau fraîche, serrage de lacets, genouillère et hop, c'est reparti pour une grande dégringolade. Les paysages sont toujours aussi impressionants. Les couleurs de roches et la variété des végétaux nous rapproche à chaque pas un peu plus de notre destination maritime. C'est pas encore les cigales mais malgré tout, l'air se réchauffe invariablement malgré le ciel couvert. On déroule tranqullement vers Brunissard, le chemin devient route, ce qui implque de plus en plus de voitures... Mais aussi de spots d'escalde qui ont l'air alléchants, faudra repasser... Notre journée s'étire en longueur car on a dans l'idée de planter la tente du côté du mignon lac de Roue. Après cafouillage dans les derniers kilomètres, en perdant la trace du GR, nous retrouvons notre lac bucolique avec sa petite clairière qui n'attendait que nous!

Toilette à l'eau glacée, diner sur table et coucher de soleil sur la vallée et les cimes, on est sur une
autre planète. Bienvenue aux portes du Queyras!
jeudi 21 août 2008
The Flying Dutchman
Day 14 / Sortir de la vallée étroite s'annonce agréable même si l'envie d'y séjourner plus longtemps est forte. La magie italienne fait son effet, le gout du café est encore présent. Le chemin de Jérusalem reprend ses droits et nous avançons dorénavant comme des randonneurs bien rodés aux efforts quotidiens. Rencontre avec quelques centaines de moutons qui paissent à la fraîche. L'arrivée sur Névache et Planpinet se fait aux côté d'un marcheur solitaire d'une formidable gentillesse. C'est le hollandais volant. On déjeune ensemble en évoquant nos parcours respectifs à travers les Alpes. On a affaire à un albatros du GR5, et d'une grande modestie. La classe batave !

La reprise est chaotique. A l'heure de la sieste post-repas, nous cravachons comme des bagnards sous un soleil de plomb. Nous choisissons la manière forte pour rejoindre Briançon, en passant par le col du Granon et ses fortins alentour. J'ai l'impression de me liquéfier sous les assauts répétés de dizaines de mouches que j'attire comme le miel. Ma blessure au dos est un festin pour les groupies et je n'arrive plus à rester concentré, tellement la sueur me coule dans les yeux. Coolio tient le coup et me passe le relais dans le pierrier d'arrivée. Une ascension pénible qui marque nos corps, car même si la suite du sentier ne présente pas de difficultés particulières, l'absence d'ombre et la marche dans la caillasse nous fait vivre un nouveau chemin de croix.
L'arrivée au col du Granon nous prend des heures qui paraissent interminables, ponctuées par l'arrivée d'un Patou qui veille jalousement sur ses brebis...Attention les mollets.

A l'arrivée, seul un Coke et une tarte nous remette d'aplomb pour envisager la grande descente sur Briançon où nous attend un véritable hôtel pour notre grande pause du long chemin vers la méditerranée. La descente s'annonce tendue pour les genoux de Loïc et pour sa phobie du vertige. Par miracle une paire de géniaux marseillais, merci JJ, nous propose de nous ramener en bas. Je ronronne sur la banquette arrière en regardant amoureusement les Écrins qui me font de l'œil.
Que dire ! Le choc spirituel en arrivant à Jérusalem n'a pas lieu. C'est sous la pluie et devant un Mc Do que nous entrons dans la ville. Un mouroir pour anciennes garnisons militaires. Mais l'hôtel que nous a conseillé Lo est un palace qui prend nos 15 premiers jours de crasse avec soin. On se fait chouchouter comme jamais et la note fait grinçer la carte bleue.
24 heures en ville et déjà l'envie de retrouver les cîmes se fait sentir. Une dernière nuit au camping de la ville puis ciao les hélicos et le patrimoine mondial de l'UNESCO...

La reprise est chaotique. A l'heure de la sieste post-repas, nous cravachons comme des bagnards sous un soleil de plomb. Nous choisissons la manière forte pour rejoindre Briançon, en passant par le col du Granon et ses fortins alentour. J'ai l'impression de me liquéfier sous les assauts répétés de dizaines de mouches que j'attire comme le miel. Ma blessure au dos est un festin pour les groupies et je n'arrive plus à rester concentré, tellement la sueur me coule dans les yeux. Coolio tient le coup et me passe le relais dans le pierrier d'arrivée. Une ascension pénible qui marque nos corps, car même si la suite du sentier ne présente pas de difficultés particulières, l'absence d'ombre et la marche dans la caillasse nous fait vivre un nouveau chemin de croix.
L'arrivée au col du Granon nous prend des heures qui paraissent interminables, ponctuées par l'arrivée d'un Patou qui veille jalousement sur ses brebis...Attention les mollets.

A l'arrivée, seul un Coke et une tarte nous remette d'aplomb pour envisager la grande descente sur Briançon où nous attend un véritable hôtel pour notre grande pause du long chemin vers la méditerranée. La descente s'annonce tendue pour les genoux de Loïc et pour sa phobie du vertige. Par miracle une paire de géniaux marseillais, merci JJ, nous propose de nous ramener en bas. Je ronronne sur la banquette arrière en regardant amoureusement les Écrins qui me font de l'œil.
Que dire ! Le choc spirituel en arrivant à Jérusalem n'a pas lieu. C'est sous la pluie et devant un Mc Do que nous entrons dans la ville. Un mouroir pour anciennes garnisons militaires. Mais l'hôtel que nous a conseillé Lo est un palace qui prend nos 15 premiers jours de crasse avec soin. On se fait chouchouter comme jamais et la note fait grinçer la carte bleue.
24 heures en ville et déjà l'envie de retrouver les cîmes se fait sentir. Une dernière nuit au camping de la ville puis ciao les hélicos et le patrimoine mondial de l'UNESCO...
mardi 19 août 2008
Feuille de route
Italia Bellissima
Day 13 / Le ventre lourd et le cœur léger, nous franchissons le tunnel du Fréjus, pour nous aventurer une fois n'est pas coutume, sur les 12 stations de J-C. On savait que ce serait pas de la tarte mais là, franchement, c'était culturel et authentique (au niveau suée). Puis nous avons eu une révélation, car soudain devant nous se dressa subito, la cité pétrifiée de Valfréjus; une véritable ville-fantôme...brrr! Et les heures passent, entre halte expresso-cartes postales (qui a dit que nous devions vivre le calvaire ?) et pause photo.

Les deux joyeux mahométans exhibent une denture avantageuse devant la Vanoise.
Mais méfions nous car la chaleur en montagne sait aussi se montrer sévère et c'est deux authentiques bédouins qui se retrouvent à arpenter les pentes du col de la vallée étroite.
On aurait pu s'en douter car nous sommes sur le point de quitter les Savoies pour entrer en territoire où l'eau se fait rare, et le sentier poussiéreux.

Welcome in les Hautes Alpes ô Bienvenuto i La Vallee Stretta, ma que bella !
Nos amis transalpins devraient être fous de rage de s'être fait piqués à la sortie de la guerre ce petit bijou bien préservé des convoitises touristiques. Starbuck peut aller se rhabiller ! Les Italiens ont tout compris au café.

Les deux joyeux mahométans exhibent une denture avantageuse devant la Vanoise.
Mais méfions nous car la chaleur en montagne sait aussi se montrer sévère et c'est deux authentiques bédouins qui se retrouvent à arpenter les pentes du col de la vallée étroite.
On aurait pu s'en douter car nous sommes sur le point de quitter les Savoies pour entrer en territoire où l'eau se fait rare, et le sentier poussiéreux.

Welcome in les Hautes Alpes ô Bienvenuto i La Vallee Stretta, ma que bella !
Nos amis transalpins devraient être fous de rage de s'être fait piqués à la sortie de la guerre ce petit bijou bien préservé des convoitises touristiques. Starbuck peut aller se rhabiller ! Les Italiens ont tout compris au café.
lundi 18 août 2008
Les 2 Rois Mages
Day 12 / Après une nuit polaire, la sortie des sacs est terrible, la tente est gelée, et il ne nous reste plus qu'à prendre patience durant une heure jusqu'à l'ouverture du café et des rayons de soleil. Bessans nous aide à repartir du bon pied puisque nous empruntons le GR5 dans sa variante "Petit Bonheur", une petite partie de plaisir le long de l'Arc qui nous rapproche chaque jour un peu plus sur le chemin de notre Jérusalem des Alpes...
Mais en l'attendant, nous sommes avant tout ramassés par les Rois Mages Grenoblois Hélène et Jean-Jacques qui nous comblent de mets divers, de cadeaux autour d'une table improvisée sur les hauteurs de Modane.

Mais en l'attendant, nous sommes avant tout ramassés par les Rois Mages Grenoblois Hélène et Jean-Jacques qui nous comblent de mets divers, de cadeaux autour d'une table improvisée sur les hauteurs de Modane.

Franchir l'Iseran sans EPO
Day 11/ Ce qui caractérise le cycliste c'est de monter vite vers les cols. Nous aussi. Il transpire beaucoup, fait des efforts, et nous aussi. Mais notre grande différence, c'est que nous rejoignons le col de l'Iseran sans besoin de faire pipi dans un pot. Lolo s'occupe déjà du balisage urinaire avec sérieux. C'est notre point culminant à ce moment de notre épopée.


Il y fait un froid vif où seules les bicyclettes peuvent rester dehors. Nous reprenons rapidement le cap au sud qui nous tend les bras dans un décor mêlant sans contraste minéral, végétal et eau sans autre forme de procès.
La Vanoise reprend ses droits et elle est grandiose. La descente nous fait cheminer le long d'une cascade grondante et impériale puis elle s'évase un peu pour colorer de mille couleurs son cours apaisé. Puis la petite pause, les pieds dans la fontaine à Bonneval sur Arc font la réputation de cet endroit. Toujours gourmands, nous reprenons le chemin de la vallée pour aboutir exténués à Bessans où nous jouons les Gargantua à la table de la Bergamote. Un régal cette petite Marsala...


Il y fait un froid vif où seules les bicyclettes peuvent rester dehors. Nous reprenons rapidement le cap au sud qui nous tend les bras dans un décor mêlant sans contraste minéral, végétal et eau sans autre forme de procès.
La Vanoise reprend ses droits et elle est grandiose. La descente nous fait cheminer le long d'une cascade grondante et impériale puis elle s'évase un peu pour colorer de mille couleurs son cours apaisé. Puis la petite pause, les pieds dans la fontaine à Bonneval sur Arc font la réputation de cet endroit. Toujours gourmands, nous reprenons le chemin de la vallée pour aboutir exténués à Bessans où nous jouons les Gargantua à la table de la Bergamote. Un régal cette petite Marsala...
Palet de béton
Day 10/ Les rouages sont à présent bien huilés, nous quittons Roswell pour nous aventurer dans la Vanoise. Notre chemin est parsemé d'embuches. Marmottes rieuses, drapeaux néerlandais en lieu et place du GR5, vaches intrépides et vertèbre vicieuse (merci Toxicodendron). Nous passons le col du Palet sans tarder et filons rapidement vers la très chic et bétonnée "Tignes". Malheureusement Lolo finit mal sa descente et se retrouve cloué au sol par une tendinite. Plus de repos que de précipitation et le petit marcheur impatient se retrouve à Val d'Isère pour reprendre des forces. Pendant ce temps là, je fais la jonction entre les deux stations et j'en profite pour rencontrer mes premiers mustangs français.
dimanche 17 août 2008
Day 9 / Un parfum de ville fantôme habite Landry que nous quittons rapidement non sans avoir salué le bar du village d'un expresso comme il faut servi par une dame sans joie mais beaucoup de tact. Nous nous élançons à travers bois et routes afin de rejoindre les portes de la Vanoise à quelques heures. On regarde anxieusement le ciel se charger car c'est le seul frein possible à notre nouveau rythme de croisière (on s'amuse, mais faut pas traîner...). Le scepticisme est de rigueur. Seul le chien de berger qui m'a adopté vient nous divertir parce que le ciel a pris maintenant une tournure gris noir. On marche quand même car pour encore un petit moment nous trouverons des abris sur le chemin. C'est finalement de peur que le ciel nous tombe sur la tête que nous faisons halte à midi au superbe refuge de Rosuel où nous regardons amusés le ciel se déverser aux alentours pendant que nous jouons à la mère Denis dans les wc.

Le temps est propice pour multiplier les lectures et les rencontres impromptues autour d'une mousse. L'allemand est donc facile à trouver... Mais pas seulement, car Elisabeth se fait une joie de m'offrir un pain au chocolat pour le petit déj'. Certains sont vernis...

Le temps est propice pour multiplier les lectures et les rencontres impromptues autour d'une mousse. L'allemand est donc facile à trouver... Mais pas seulement, car Elisabeth se fait une joie de m'offrir un pain au chocolat pour le petit déj'. Certains sont vernis...
Corvée de patate pour un plat de Landry...
Day 8 / Grand bleu au dessus de nos têtes et c'est en sifflotant le Fratelli d'Italia
que nous entamons cette journée qui se promet fort agréable puisque nous quittons définitivement le massif du Mont Blanc . D'ailleurs nos rencontres le confirme aussi, pleines de sourires et de photos. Nous ne ferons qu'une bouchée du col de Bresson, c'est sur. Mais rapidement nous apprenons à déchanter car le GR s'étire en longueur sous la forme vicieuse de petites montagnes russes.

Lorsque la véritable et longue ascension commence, nous sommes déjà à point pour faire cuire des oeufs sur le plat. Le tour du Beaufortin passe par là, c'est beau mais ça n'intéresse pas du tout les nouvelles gazelles alpines aka les coureurs de trail. Pendant ce temps nous progressons lentement vers le point de passage vers la Balme et ses torrents chantants.

Nous sommes promis à un déjeuner de rêve après 6h de marche : une omelette savoyarde arrosée d'un Coke et d'une tarte aux noix qui tue sa maman !!!
Merci encore Mathilde ;-) au refuge de la Balme.

La fin de journée sera moins funky car le balisage foireux nous a bien perdu avant de nous punir en nous faisant dormir au camping Tenardier de Landry (pizzas ultra gerbantes). Ou comment récompenser deux forcenés qui viennent de dévaler 1700m de montagne dans la journée, gulp!
que nous entamons cette journée qui se promet fort agréable puisque nous quittons définitivement le massif du Mont Blanc . D'ailleurs nos rencontres le confirme aussi, pleines de sourires et de photos. Nous ne ferons qu'une bouchée du col de Bresson, c'est sur. Mais rapidement nous apprenons à déchanter car le GR s'étire en longueur sous la forme vicieuse de petites montagnes russes.

Lorsque la véritable et longue ascension commence, nous sommes déjà à point pour faire cuire des oeufs sur le plat. Le tour du Beaufortin passe par là, c'est beau mais ça n'intéresse pas du tout les nouvelles gazelles alpines aka les coureurs de trail. Pendant ce temps nous progressons lentement vers le point de passage vers la Balme et ses torrents chantants.

Nous sommes promis à un déjeuner de rêve après 6h de marche : une omelette savoyarde arrosée d'un Coke et d'une tarte aux noix qui tue sa maman !!!
Merci encore Mathilde ;-) au refuge de la Balme.

La fin de journée sera moins funky car le balisage foireux nous a bien perdu avant de nous punir en nous faisant dormir au camping Tenardier de Landry (pizzas ultra gerbantes). Ou comment récompenser deux forcenés qui viennent de dévaler 1700m de montagne dans la journée, gulp!
Nom d'un grand bonhomme
Day 7 / On prend le fog londonien, on le mixe avec nos alpages, on y introduit deux échappés mauritaniens et le décor est planté.
On cravache dur, mais on ménage les montures avec le petit café du matin accompagné de ses petits beurres Lefevre Utile et quelques carreaux de chocolat noir, hmmm.

car ce qui nous intéresse est plus haut à la croix du même nom. Là, nous croisons des italiens à la sauce Moretti, des allemands, et surtout un refuge tourné vers les énergies alternatives. Mais le grand frisson commence lorsque nous entamons le véritable skyline trail via les Grittes. Lolo a du se surpasser pour franchir les 45 minutes de traversée.
Mais à l'arrivée, le plan de la Lai nous attendait sous le soleil pour une soirée into the wild.
On cravache dur, mais on ménage les montures avec le petit café du matin accompagné de ses petits beurres Lefevre Utile et quelques carreaux de chocolat noir, hmmm.
La suite du GR5 s'appelle en réalité boulevard périphérique du Mont Blanc ou TMB. On se bouscule dans ces circuits, mais on en profite pour partager nos connaissances de kiné... en sirotant un peu de lait concentré sucré. Mais nous ne faisons qu'un passage furtif au col du bonhomme

car ce qui nous intéresse est plus haut à la croix du même nom. Là, nous croisons des italiens à la sauce Moretti, des allemands, et surtout un refuge tourné vers les énergies alternatives. Mais le grand frisson commence lorsque nous entamons le véritable skyline trail via les Grittes. Lolo a du se surpasser pour franchir les 45 minutes de traversée.
Mais à l'arrivée, le plan de la Lai nous attendait sous le soleil pour une soirée into the wild.
Voir Voza et maudire
Day 6 / Après une soirée british et un copieux breakfast nous repartons à l'attaque du col de Voza qui s'annonce beaucoup plus âpre à conquérir que tout ce qui a précédé. Avancer sur des pistes de ski avec une grosse chaleur et une fatigue de la veille, ont rendu cette première ascension particulièrement désagréable. On dégouline mais on serre les dents en maudissant les baliseurs qui nous ont fait passer par là.
Ceci étant, le pénible moment fut assez vite oublié par la vision rétro kitch de la petite gare boisée

qui dessert le pied du Mont Blanc trimbalant ses curieux, ses alpinistes ou ses travailleurs.
Petit expresso rituel et hop, back on tracks. Notre arrivée sur les Contamines Montjoie se termine hélas sous une nouvelle pluie torrentielle mais avec un savoureux poulet rôti serti de chips ondulés le tout arrosé de Coke bien frais: au top !
Ceci étant, le pénible moment fut assez vite oublié par la vision rétro kitch de la petite gare boisée

qui dessert le pied du Mont Blanc trimbalant ses curieux, ses alpinistes ou ses travailleurs.
Petit expresso rituel et hop, back on tracks. Notre arrivée sur les Contamines Montjoie se termine hélas sous une nouvelle pluie torrentielle mais avec un savoureux poulet rôti serti de chips ondulés le tout arrosé de Coke bien frais: au top !
Brévent mystique

Day 5 / Gonflés à la bravoure, nous retrouvons une foulée entreprenante. Lolo est plus que jamais décidé à faire trempette en altitude et ne déroge pas à la règle. D'autant plus qu'il est tout juste 9h30 du matin. L'eau semble bonne, le sourire est de mise. Karen et Alister n'en reviennent pas... On pause tous ensemble au col entre choucas et Mont Blanc en toile de fond. On est au top... La descente sur le refuge suivant se fait dans une joyeuse cohue, les premiers embouteillages de randonneurs à l'approche du Mont Blanc apparaissent. La bière qui porte le même nom est un exquis breuvage à éviter le midi ! Notre gros morceau du jour se nomme le Brévent. Il est juste en face de nous mais bien entendu il ne se laissera pas conquérir si vite, il faut au préalable descendre tout au fond de la vallée avant de remonter vers lui. Il est midi... On rôtit allègrement mais à l'aide d'Isostar en barre et gelée l'ascension prend une tournure raisonnable. Premiers pierriers et premiers nevets. On s'élève à plus de 2500m en longeant le ravin du Brévent. Le vent souffle un peu pour nous soulager de la canicule. On avance avec des marcheurs et on observe longuement des chamois un peu dérangés dans leurs jeux par notre arrivée. La vue du col est massive, aveuglante de blanche beauté : Le massif du Mont Blanc est sidérant.
Le Brévent lui est encore plus loin et il nous faut encore avancer le long d'une Via Ferrata assez verticale mais praticable. Jack Rabbit Lolo est loin devant pendant que les Sherpas Ecossais avancent avec le sourire. Le sommet rest finalement un grand moment de contemplation devant tant de beauté ramassée elevée et presque inviolable... Nous redescendons, sevrés en émotions vers le refuge de Belachat, véritable nid d'aigle suspendu au dessus de Chamonix, où nous laissons nos amis afin de fondre vers les Houches. Il est déjà tard mais on redoute la pluie prévue pour le lendemain.
Le Brévent lui est encore plus loin et il nous faut encore avancer le long d'une Via Ferrata assez verticale mais praticable. Jack Rabbit Lolo est loin devant pendant que les Sherpas Ecossais avancent avec le sourire. Le sommet rest finalement un grand moment de contemplation devant tant de beauté ramassée elevée et presque inviolable... Nous redescendons, sevrés en émotions vers le refuge de Belachat, véritable nid d'aigle suspendu au dessus de Chamonix, où nous laissons nos amis afin de fondre vers les Houches. Il est déjà tard mais on redoute la pluie prévue pour le lendemain.
Allons Enfants !
Day 4 / En ce Bastille Day, les choses sérieuses sont arrivées.
Un long plat pour se mettre en jambe sous un premier coup de chaud, le long du Giffre. Au pied de la première Ferrata du GR5, nous rencontrons nos premiers marcheurs britanniques, en réalité un couple d'écossais plutôt barrés; chargés comme des mules, ils foncent vers Tignes. On entame un bout de chemin et de papotages ensemble. Première sensation verticale en passant au large de Sixt Fer à cheval et en arrivant au pied de la grondante cascade du Rouget. Le pullulement de touristes est intense. On doit se frayer un passage glissant entre les tonguistes et le sentier raide, on hallucine. Des enfants jouent aux cabris en risquant de se rompre le coup, mais bon, les parents ont certainement pris des précautions que je ne vois pas. On se hisse tant bien que mal et à vue de nez on est pas sur le GR... Un bon père de famille nous aiguille un peu et on souffle quelques secondes le long du torrent de Salles.
Puis commence pour nous une lente ascension vers le lac d'Antelne où la première tendinite fait des siennes.
Les Vues sur les cascades, la vallée de Samoens et les immenses falaises alentour sont un pur ravissement. A quelques encablures du lac d'Anterne déjà se dégage en point de mire le dome éclatant du Mont Blanc...
Ivresse des hauteurs, cette arrivée sur le plateau sous le soleil et en bonne compagnie nous comble de joie et nos bobos sont vite oubliés dans le tumulte de l'apéro et des échanges amicaux. Première nuit sous tente à 1880m, draps de soie au programme ;-)
Un long plat pour se mettre en jambe sous un premier coup de chaud, le long du Giffre. Au pied de la première Ferrata du GR5, nous rencontrons nos premiers marcheurs britanniques, en réalité un couple d'écossais plutôt barrés; chargés comme des mules, ils foncent vers Tignes. On entame un bout de chemin et de papotages ensemble. Première sensation verticale en passant au large de Sixt Fer à cheval et en arrivant au pied de la grondante cascade du Rouget. Le pullulement de touristes est intense. On doit se frayer un passage glissant entre les tonguistes et le sentier raide, on hallucine. Des enfants jouent aux cabris en risquant de se rompre le coup, mais bon, les parents ont certainement pris des précautions que je ne vois pas. On se hisse tant bien que mal et à vue de nez on est pas sur le GR... Un bon père de famille nous aiguille un peu et on souffle quelques secondes le long du torrent de Salles.
Puis commence pour nous une lente ascension vers le lac d'Antelne où la première tendinite fait des siennes.
Les Vues sur les cascades, la vallée de Samoens et les immenses falaises alentour sont un pur ravissement. A quelques encablures du lac d'Anterne déjà se dégage en point de mire le dome éclatant du Mont Blanc...
Ivresse des hauteurs, cette arrivée sur le plateau sous le soleil et en bonne compagnie nous comble de joie et nos bobos sont vite oubliés dans le tumulte de l'apéro et des échanges amicaux. Première nuit sous tente à 1880m, draps de soie au programme ;-)
Blanche neige

day3:
On sort du refuge à reculons, il tombe des cordes, encore et encore (c'est que le début...).
D'un pas rapide on se dirige vers la suisse mais il nous faut encore passer un col.
Au bout d'une demi heure, c'est la neige qui nous accueille. On vire du mouillé et vert au blanc venteux et on se pince pour pas r^ver. On avance dans la neige et les bâtons sont d'un précieux secours. Les Suisses savent vous recevoir... Au bout d'une heure on aperçoit un mat sur lequel flotte le drapeau helvète, changement de pays et arrivée au refuge ou on tente de réchauffer les mains. Les 3 filles qui nous reçoivent sont délicieuses et nous font oublier les gros flocons pendant une heure. En repartant, il fait un froid de canard et l'horizon reste toujours incertain. On se perd, on caille mais la bonne humeur résiste bien et nous arrivons au col des portes de l'hiver, le bien nommé avant de plonger rapidement vers le Valais ou nous déjeunons rapidement, tant le nombrilisme et la propreté suisse nous file la gerbe.
Vivement la Savoie. D'ailleurs le retour en France se décline sous le soleil et les choucas. On dégaine le Canon. L'interlude neige et la descente abrupte vers la France nous ont bien fatigué. Et la dernière ascension du jour en direction du col de Govèse nous achève bien même si je termine avec la niac, car derrière il faut encore redescendre sur Samoens étape du jour. On laisse Christian au col et prenons un dernier verre ensemble. A chacun son rythme.
Longue descente vers Samoens ou le bitume n'en finit plus de nous user et abuser des pieds de Lolo en pleine Berezina. Le camping reçoit deux épaves qui claudiquent sur le terrain où nous échouons sans coup férir. Point de feu d'artifices mais cure de pommade, compeed et autre Arnica, ambiance d'infirmerie ce soir là sous la tente.
Voies d'eau en rizière, ah misère!

Day 2 / Après une nuit agitée par une vessie confite à la Heineken, le petit col qui nous attend est bien entendu caché dans les nuages qui campent sur les cimes. Nos précieuses chaussures ont eu le temps de sécher correctement. Après un frugal petit déjeuner nous nous élançons sur les pentes, suivis par un cortège de chèvres amusées par ces humains travestis qui galopent matinalement et sous la pluie. Notre procession se disloque au bout de quelques minutes, et nous laisse seuls affronter les premières suées du matin. On passe le col sans trop s'appesantir, les averses sont permanentes et la redescente ressemble déjà à une cure de boues dans une pente à 15%. On vise la Chapelle d'Abondance et son café pour se donner du courage. Ça aide bien. On se débarbouille tant bien que mal à l'approche du village. Les prévisions météo sont désespérément identiques. De la pluie, du froid et on dit merci. La sortie de la Chapelle se fait dans les roues des vttistes dominicaux qui perdent leurs sous et leur humour face aux pentes que nous attaquons à travers bois. C'est raide et on transpire par tous nos pores. La pluie nous ratrappent à l'heure de la pause déjeuner. Le col des Mattes est encore loin mais on a rechargé les accus et c'est pas les grosses vaches rousses qui vont nous barrer le sentier. Bien grand mot pour parler d'un petit cours d'eau parsemé de gros caillous, de plantes vertes géantes, le tout arrosé par une pluie battante qui commence à alourdir nos couvre chefs. Quelle galère! Mais on avance invariablement. Les rizières viet-namiennes sont une promenade de santé en comparaison. On baigne de toutes parts... Arrivés en haut, on ne pense qu'au prochain refuge et à son poèle, douce illusion. La redescente se fait toujours sur un mode aquatique et sans visibilité cette fois, la trace se perd dans la boue. Fichue dimanche de juillet, on descend toujours plus bas, comme Jesus en marchant sur l'eau. La montagne n'en finit plus de dégouliner. L'étancheité de nos grosses chaussures ne tient plus. Lolo fait floc floc depuis quelques minutes. Et l'eclosion des ampoules n'arrangent rien. Pour le pompon, notre ropo s'est gouré et notre refuge se transforme en ferme pourrie, défendue par un roquet hargneux qui stresse Lolo. C'est une petite pause essorage qui nous fait repartir de l'avant, et en déroulant nos dernières énergies de l'espèrance, on aboutit à bout de force au col de Bassachaux. Son refuge est en fait un hotel classieux et chaleureux, ou nous rejoignons nos camarades finlandais et Christian un frenchy en solo. Ca fleure bon la camaraderie du randonneur, la douche bouillante à multijets. On partage nos expériences autour d'une bonne tablée savoyarde. Et le sourire revient...
Le sentier des noyés

Day 1 / Contre toutes nos espérances, rien n'y a fait, le premier jour s'annonçait pourri comme une banale journée parisienne. Mais là, sans vrai suspense, il s'agit pour nous de soit de tuer le temps en implorant une improbable éclaircie ou bien, se jeter sur le chemin de Grande Randonnée n°5 qui ne se laissera pas piétiner facilement aujourd'hui. Quinze minutes de tergiversations et puis...Bon allez! On y va ! Et on verra bien ! Si c'est le déluge, on pourra toujours s'abriter ou rebrousser chemin. Ponchos en place, à nous les Alpes...
Rapidement, le chemin s'élève dans les bois, tout ruisselle aux alentours. Le rythme est trop soutenu, j'ai vite la nausée et Lolo prend le lead sur notre caravane et ne le lâchera plus jusqu'au bout. Il nous faut quelques heures pour nous extraire des zones habitées. Pas âme qui vive, si ce n'est un ou deux habitants pas farouches. Pour nous, c'est que le début de nos peines. L'ascension est rapide mais sans répit. Quand la pluie nous lâche c'est pour mieux nous paumer dans le brouillard ou les marques rouges et blanches se perdent allègrement. Pas moyen de se fier à la technologie ou à la vue, faut avancer dans la gadoue au flair, façon limier. Il fait quand même bien chaud sous nos attirails et il nous faut lever un peu le pied pour raffraichir les organismes à grandes rasades d'eau et de grignotages vitaminiques et sportifs. Point de panorama, alors que ça continue à grimper sévère. Rien que de la purée de poix et du vent froid maintenant. Mon altimètre indique que nous carressons les 2000m. On commence à soupirer d'aise, le plus dur est derrière nous et nous l'avons franchi au pas de charge. Notre premier déjeuner d'alpage se fait entre des moutons dérangés et une bonne transpiration générale qui nous saisit à souhait. Sans pitié le ciel, ne nous laisse même pas apercevoir un coin de soleil. Je suis épuisé et tremblant. Ça commence bien. Lolo a l'air concentré, son paquetage est bien organisé mais lui aussi s'est refroidi. Les fringues d'hiver font leur première apparition, dur pour un 12 juillet.
Mais finalement, le col de Bise n'est pas si loin et dix minutes plus tard on resserre nos lacets pour une première descente sur le refuge de Bise. Mes jambes ont la tremblante, les genoux sont durement sollicités, ça ravine dans tous les sens. Mais à 15h30 notre délivrance est proche. Le café et le Coke coulent à flot, nous sommes saufs et fourbus, l'aubergiste est cool, nous sommes welcome pour une nuit sous abri. Ciel de merde...
Le silence du sentier se marie assez bien avec l'ambiance colo de la salle à manger. On revit à proximité du poêle à bois qui pulse des good vibes.
Notre diner se déroule en compagnie de finlandais et de hollandais. Tous veulent gravir un bout de GR5.
samedi 16 août 2008
Calme Blanc

Après quelques jours de farniente intensif, de lectures paresseuses, de siestes enrichissantes et de "tsibulekh mit ayekh" (nom yiddish pour une recette qui tue sa maman), l'heure du départ approche. Les derniers marchandages ont lieu autour des kilos à prendre en charge. Nous marcherons finalement avec 15kg environ chacun sur le dos. Pour le meilleur et pour le pire.
Le pire, c'est le ciel apocalyptique qui s'assombrit de minute en minute depuis notre départ de Grenoble et à l'approche de la frontière suisse. Le meilleur, c'est sans doute la petite chambre rose avec vue sur Le Léman, So glam!
St Gingolph est un village coincé entre deux pays, entre mer et montagne et entre torpeur provinciale et défilé de randonneurs prêts à en découdre avec le ciel, le dénivellé et les ampoules. L'horizon hélvète ne nous émeut guère, seule la mini tempète tropicale nous rappelle que la montagne ça craint. Mais bon, après avoir relu 10 fois le bulletin métèo, direction les draps roses et une ribambelle de lectures prêtées avec gourmandise par l'aubergiste qui semble raffoler de P. Claudel... Je tue le temps avec chagrin d'école pour la énième fois, et ça s'oublie assez vite. Les aventures d'un étudiants aux USA version Labro m'interpelle au milieu de la nuit. Un petit air de déjà vu ! Vivement demain.
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