Day 18 / Direction le col Giradin, limite du Queyras. Grande question: les mouches, qui nous tiennent compagnie depuis l'entrée du parc, vont-elles rester avec nous ? On verra dans quelques heures: le temps de montée au col en passant par deux splendides lacs: les Pres Soubeyrand et Sainte-Anne.
Nous nous baignons en espérant que cela sera suffisant pour se débarrasser de nos amies. Comme on dit en math, c'était nécessaire mais pas suffisant. Au lac Saint-Anne(2415m), lolo a trouvé son maître es-baignade en eau froide.
A la sortie de l'eau, nous attaquons les 300 derniers mètres de montée sous une averse de grêle.
Le temps de prendre la photo et descente sur le refuge de Maljasset. On y trouve une petite épicerie italienne spécial randonneur. Encore 10 km de bitume pour Footlose, ça sera en voiture; dernier montée et arrivée enfin au refuge de Fouillouse avant l'averse. Nous plantons la tente sur le parking! Au fait, oui les mouches nous ont quitté en sortant du Queyras.
mardi 26 août 2008
Fly away !
Mic Mac à Ceillac
Day 17 / Le départ du lac est une descente rapide à travers les pins. Je joue au chamois et ne tarde pas à le regretter, mes vertèbres me le font bien comprendre. Nous arrivons rapidement à Fort Queyras, où l'accueil est agréable.

Nous quittons le fond de vallée pour nous élever rapidement, dans la transpiration et le ballet incessant des mouches. Je me sens proche des vaches que nous rencontrons régulièrement, et à qui j'ai appris à parler à l'aide de mon baton. La chaleur est forte, mais à 2000m son effet est largement atténuée. Les environs sont superbes. Nous quittons les bois pour retrouver des alpages tapissés de fleurs et de jeunes papillons intrépides.

La trace nous mène par le bout du pied toujours un peu plus loin. Là où nous pensions franchir le col du Fromage, tourne à la prolongation sans suspense: Ce sera long. Mais agréable...

Merci à l'équipe des jardiniers paysagistes des Alpes de Haute Provence.
Nous passons le col à 2386m et son joueur de cor des Alpes pour rejoindre Ceillac quelques centaines de mètres plus bas. Une douche chaude nous attend avec le spectacle en prime time des parapentes et du rapace qui glissent sur les courants chauds avant d'atterir avec le soleil couchant. Le ballet se déroule dans un silence ponctué par la colo des gosses randonneurs, nos courageux voisins.
Ce soir il fait chaud et ça nous permet de faire durer la soirée un peu plus tard qu'à l'accoutumée.
Avec une interrogation, ai-je déjà contracté le mal des montagnes ou une insolation ?

Nous quittons le fond de vallée pour nous élever rapidement, dans la transpiration et le ballet incessant des mouches. Je me sens proche des vaches que nous rencontrons régulièrement, et à qui j'ai appris à parler à l'aide de mon baton. La chaleur est forte, mais à 2000m son effet est largement atténuée. Les environs sont superbes. Nous quittons les bois pour retrouver des alpages tapissés de fleurs et de jeunes papillons intrépides.

La trace nous mène par le bout du pied toujours un peu plus loin. Là où nous pensions franchir le col du Fromage, tourne à la prolongation sans suspense: Ce sera long. Mais agréable...

Merci à l'équipe des jardiniers paysagistes des Alpes de Haute Provence.
Nous passons le col à 2386m et son joueur de cor des Alpes pour rejoindre Ceillac quelques centaines de mètres plus bas. Une douche chaude nous attend avec le spectacle en prime time des parapentes et du rapace qui glissent sur les courants chauds avant d'atterir avec le soleil couchant. Le ballet se déroule dans un silence ponctué par la colo des gosses randonneurs, nos courageux voisins.
Ce soir il fait chaud et ça nous permet de faire durer la soirée un peu plus tard qu'à l'accoutumée.
Avec une interrogation, ai-je déjà contracté le mal des montagnes ou une insolation ?
lundi 25 août 2008
Banana Split
Day 15 / Dimanche 27 Juillet. L'allumage des mécanismes prend du temps aujourd'hui. Les organismes ont déjà perdu leurs habitudes et notre sortie de l'agglomération briançonnaise est poussive. Il fait chaud de bon matin. On se fait doubler par des dizaines de voitures sur le gr (piste 4x4), on ne sait pas trop où les autochtones vont. Une chose est sûre, ils vont pas à la messe. On est au pays des sportifs selon l'Equipe. Après une pause café biscuits chocolat chez l'habitante, on
repart vers le col des Ayes.

La routine des cols qui s'enchainent: Photo, rasade d'eau fraîche, serrage de lacets, genouillère et hop, c'est reparti pour une grande dégringolade. Les paysages sont toujours aussi impressionants. Les couleurs de roches et la variété des végétaux nous rapproche à chaque pas un peu plus de notre destination maritime. C'est pas encore les cigales mais malgré tout, l'air se réchauffe invariablement malgré le ciel couvert. On déroule tranqullement vers Brunissard, le chemin devient route, ce qui implque de plus en plus de voitures... Mais aussi de spots d'escalde qui ont l'air alléchants, faudra repasser... Notre journée s'étire en longueur car on a dans l'idée de planter la tente du côté du mignon lac de Roue. Après cafouillage dans les derniers kilomètres, en perdant la trace du GR, nous retrouvons notre lac bucolique avec sa petite clairière qui n'attendait que nous!

Toilette à l'eau glacée, diner sur table et coucher de soleil sur la vallée et les cimes, on est sur une
autre planète. Bienvenue aux portes du Queyras!
repart vers le col des Ayes.

La routine des cols qui s'enchainent: Photo, rasade d'eau fraîche, serrage de lacets, genouillère et hop, c'est reparti pour une grande dégringolade. Les paysages sont toujours aussi impressionants. Les couleurs de roches et la variété des végétaux nous rapproche à chaque pas un peu plus de notre destination maritime. C'est pas encore les cigales mais malgré tout, l'air se réchauffe invariablement malgré le ciel couvert. On déroule tranqullement vers Brunissard, le chemin devient route, ce qui implque de plus en plus de voitures... Mais aussi de spots d'escalde qui ont l'air alléchants, faudra repasser... Notre journée s'étire en longueur car on a dans l'idée de planter la tente du côté du mignon lac de Roue. Après cafouillage dans les derniers kilomètres, en perdant la trace du GR, nous retrouvons notre lac bucolique avec sa petite clairière qui n'attendait que nous!

Toilette à l'eau glacée, diner sur table et coucher de soleil sur la vallée et les cimes, on est sur une
autre planète. Bienvenue aux portes du Queyras!
jeudi 21 août 2008
The Flying Dutchman
Day 14 / Sortir de la vallée étroite s'annonce agréable même si l'envie d'y séjourner plus longtemps est forte. La magie italienne fait son effet, le gout du café est encore présent. Le chemin de Jérusalem reprend ses droits et nous avançons dorénavant comme des randonneurs bien rodés aux efforts quotidiens. Rencontre avec quelques centaines de moutons qui paissent à la fraîche. L'arrivée sur Névache et Planpinet se fait aux côté d'un marcheur solitaire d'une formidable gentillesse. C'est le hollandais volant. On déjeune ensemble en évoquant nos parcours respectifs à travers les Alpes. On a affaire à un albatros du GR5, et d'une grande modestie. La classe batave !

La reprise est chaotique. A l'heure de la sieste post-repas, nous cravachons comme des bagnards sous un soleil de plomb. Nous choisissons la manière forte pour rejoindre Briançon, en passant par le col du Granon et ses fortins alentour. J'ai l'impression de me liquéfier sous les assauts répétés de dizaines de mouches que j'attire comme le miel. Ma blessure au dos est un festin pour les groupies et je n'arrive plus à rester concentré, tellement la sueur me coule dans les yeux. Coolio tient le coup et me passe le relais dans le pierrier d'arrivée. Une ascension pénible qui marque nos corps, car même si la suite du sentier ne présente pas de difficultés particulières, l'absence d'ombre et la marche dans la caillasse nous fait vivre un nouveau chemin de croix.
L'arrivée au col du Granon nous prend des heures qui paraissent interminables, ponctuées par l'arrivée d'un Patou qui veille jalousement sur ses brebis...Attention les mollets.

A l'arrivée, seul un Coke et une tarte nous remette d'aplomb pour envisager la grande descente sur Briançon où nous attend un véritable hôtel pour notre grande pause du long chemin vers la méditerranée. La descente s'annonce tendue pour les genoux de Loïc et pour sa phobie du vertige. Par miracle une paire de géniaux marseillais, merci JJ, nous propose de nous ramener en bas. Je ronronne sur la banquette arrière en regardant amoureusement les Écrins qui me font de l'œil.
Que dire ! Le choc spirituel en arrivant à Jérusalem n'a pas lieu. C'est sous la pluie et devant un Mc Do que nous entrons dans la ville. Un mouroir pour anciennes garnisons militaires. Mais l'hôtel que nous a conseillé Lo est un palace qui prend nos 15 premiers jours de crasse avec soin. On se fait chouchouter comme jamais et la note fait grinçer la carte bleue.
24 heures en ville et déjà l'envie de retrouver les cîmes se fait sentir. Une dernière nuit au camping de la ville puis ciao les hélicos et le patrimoine mondial de l'UNESCO...

La reprise est chaotique. A l'heure de la sieste post-repas, nous cravachons comme des bagnards sous un soleil de plomb. Nous choisissons la manière forte pour rejoindre Briançon, en passant par le col du Granon et ses fortins alentour. J'ai l'impression de me liquéfier sous les assauts répétés de dizaines de mouches que j'attire comme le miel. Ma blessure au dos est un festin pour les groupies et je n'arrive plus à rester concentré, tellement la sueur me coule dans les yeux. Coolio tient le coup et me passe le relais dans le pierrier d'arrivée. Une ascension pénible qui marque nos corps, car même si la suite du sentier ne présente pas de difficultés particulières, l'absence d'ombre et la marche dans la caillasse nous fait vivre un nouveau chemin de croix.
L'arrivée au col du Granon nous prend des heures qui paraissent interminables, ponctuées par l'arrivée d'un Patou qui veille jalousement sur ses brebis...Attention les mollets.

A l'arrivée, seul un Coke et une tarte nous remette d'aplomb pour envisager la grande descente sur Briançon où nous attend un véritable hôtel pour notre grande pause du long chemin vers la méditerranée. La descente s'annonce tendue pour les genoux de Loïc et pour sa phobie du vertige. Par miracle une paire de géniaux marseillais, merci JJ, nous propose de nous ramener en bas. Je ronronne sur la banquette arrière en regardant amoureusement les Écrins qui me font de l'œil.
Que dire ! Le choc spirituel en arrivant à Jérusalem n'a pas lieu. C'est sous la pluie et devant un Mc Do que nous entrons dans la ville. Un mouroir pour anciennes garnisons militaires. Mais l'hôtel que nous a conseillé Lo est un palace qui prend nos 15 premiers jours de crasse avec soin. On se fait chouchouter comme jamais et la note fait grinçer la carte bleue.
24 heures en ville et déjà l'envie de retrouver les cîmes se fait sentir. Une dernière nuit au camping de la ville puis ciao les hélicos et le patrimoine mondial de l'UNESCO...
mardi 19 août 2008
Feuille de route
Italia Bellissima
Day 13 / Le ventre lourd et le cœur léger, nous franchissons le tunnel du Fréjus, pour nous aventurer une fois n'est pas coutume, sur les 12 stations de J-C. On savait que ce serait pas de la tarte mais là, franchement, c'était culturel et authentique (au niveau suée). Puis nous avons eu une révélation, car soudain devant nous se dressa subito, la cité pétrifiée de Valfréjus; une véritable ville-fantôme...brrr! Et les heures passent, entre halte expresso-cartes postales (qui a dit que nous devions vivre le calvaire ?) et pause photo.

Les deux joyeux mahométans exhibent une denture avantageuse devant la Vanoise.
Mais méfions nous car la chaleur en montagne sait aussi se montrer sévère et c'est deux authentiques bédouins qui se retrouvent à arpenter les pentes du col de la vallée étroite.
On aurait pu s'en douter car nous sommes sur le point de quitter les Savoies pour entrer en territoire où l'eau se fait rare, et le sentier poussiéreux.

Welcome in les Hautes Alpes ô Bienvenuto i La Vallee Stretta, ma que bella !
Nos amis transalpins devraient être fous de rage de s'être fait piqués à la sortie de la guerre ce petit bijou bien préservé des convoitises touristiques. Starbuck peut aller se rhabiller ! Les Italiens ont tout compris au café.

Les deux joyeux mahométans exhibent une denture avantageuse devant la Vanoise.
Mais méfions nous car la chaleur en montagne sait aussi se montrer sévère et c'est deux authentiques bédouins qui se retrouvent à arpenter les pentes du col de la vallée étroite.
On aurait pu s'en douter car nous sommes sur le point de quitter les Savoies pour entrer en territoire où l'eau se fait rare, et le sentier poussiéreux.

Welcome in les Hautes Alpes ô Bienvenuto i La Vallee Stretta, ma que bella !
Nos amis transalpins devraient être fous de rage de s'être fait piqués à la sortie de la guerre ce petit bijou bien préservé des convoitises touristiques. Starbuck peut aller se rhabiller ! Les Italiens ont tout compris au café.
lundi 18 août 2008
Les 2 Rois Mages
Day 12 / Après une nuit polaire, la sortie des sacs est terrible, la tente est gelée, et il ne nous reste plus qu'à prendre patience durant une heure jusqu'à l'ouverture du café et des rayons de soleil. Bessans nous aide à repartir du bon pied puisque nous empruntons le GR5 dans sa variante "Petit Bonheur", une petite partie de plaisir le long de l'Arc qui nous rapproche chaque jour un peu plus sur le chemin de notre Jérusalem des Alpes...
Mais en l'attendant, nous sommes avant tout ramassés par les Rois Mages Grenoblois Hélène et Jean-Jacques qui nous comblent de mets divers, de cadeaux autour d'une table improvisée sur les hauteurs de Modane.

Mais en l'attendant, nous sommes avant tout ramassés par les Rois Mages Grenoblois Hélène et Jean-Jacques qui nous comblent de mets divers, de cadeaux autour d'une table improvisée sur les hauteurs de Modane.

Inscription à :
Articles (Atom)



